ESTER'S KITCHEN

Que se passe-t-il dans ma cuisine ?

13 octobre 2004

Délice, sans amour ni orgue...

Le premier numéro de la revue Délice est disponible en kiosque depuis samedi.

Ce que j'ai aimé :

  • la couverture et les accroches de couverture,
  • les photos, relativement intéressantes et un peu originales,
  • le cahier en anglais à la fin (un peu Nova dans l'idée mais bon...),
  • en fait, ce que j'ai préféré, c'est le sous-titre de la couv' : "Cuisiner rend heureux"

Ce que je n'ai pas du tout aimé :

  • Le prix : 5 euros quand même !
  • Le papier, parce que pour 5 euros, on s'attend à avoir plus beau, moins cheap,
  • Le positionnement un peu bâtard entre art de vivre et gastronomie,
  • La maquette globalement confuse, avec un repérage difficile (OK, je suis assez difficile sur ce point là),
  • Un petit hiatus éditorial bien énervant : l'article sur les cours de cuisine mentionne celui de Alba Pezone (qui a l'air très bien au demeurant) et ô surprise ! celle-ci a signé plusieurs articles (d'ailleurs les mieux écrits du magazine) dans ce même numéro... Une mention du genre "Notre collaboratrice Alba Pezone fait également..." aurait été le bienvenu, sinon cela a un parfum de publi-reportage déguisé qui me hérisse, et rend méfiant quant aux autres articles...
  • Les perles du supplément "Vin au féminin" (Scally, si tu le veux, je te l'envoie...), je ne résiste pas au plaisir de vous en citer une : "(à propos des femmes exercant des métiers du vin) Cet engagement n'est plus perçu comme une transgression : elle doit être comprise comme une évolution logique des moeurs. Il ne semble pas, en outre, que ces femmes aient eu à ferrailler contre l'hydre sexiste". Ou encore : "(...) La question de la féminité du vin reste posée. Il faudrait que ces femmes fassent un vin qui leur ressemble, ce qui n'est pas toujours le cas."
    En même temps, je reconnais que le sujet est difficile à traiter... mais le voir partout commence à m'énerver, ça me fait penser au port du pantalon autorisé aux femmes : maintenant, en plus, elles peuvent boire du vin, et en acheter ! Il faut bien les séduire, vu la perte de vitesse du marché...

A vous de voir ! Mais pour 5 euros, vous avez : une grande soupe Cojean, 2 Librio et demi, 2 expressos à Paris, 1 kilo de cacahuètes, du tip top chocolat, un paquet de clopes... autant de petites choses qui devraient vous apporter plus de plaisir.

Posté par esterelle à 20:15 - Papivore (livres et magasines de cuisine) - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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