ESTER'S KITCHEN

Que se passe-t-il dans ma cuisine ?

18 octobre 2006

La plus belle guirlande lumineuse du monde (selon Anaïk) enfin révélée aux yeux du monde

Il ne vous aura pas échappé qu'Anaïk et Brad sont venus dans notre home sweet home partager une platée de gnocchi (sautés au pesto maison) et des rillettes de maquereau fumé (merci Pascale). Quelle angoisse de cuisiner pour une blogueuse ! Heureusement que ceci s'est décidé après un certain nombre de bières jus de fruits sans alcool, et un vendredi soir : donc, la cuisine du placard est mon amie.
C'est rien de dire que nous avons passé une soirée formidable, je peux juste dire qu'Anaik (et Brad ! Brad ! Brad ! cette légende vivante !) sont tout à fait comme sur le blog. Je vous laisse imaginer... voilà, c'est comme ça, mais encore mieux, avec le son, l'image et la pointe d'accent.

Les garçons ont eu mal à la tête tant on a papoté, car deux femmes du Sud (de l'étang de Berre ! pour être précis, peuchère !) qui cuisinent et qui ont des pères cueilleurs de champignons, ça en a des trucs à se raconter.

Anaïk vous a révélé -non seulement que Virgile l'avait épouvantablement dragué à la barbe de Brad- que Bricol'Boy avait orné notre cuisine d'une guirlande top-fashion.

A la demande générale et suite aux commentaires, je me plie à la vox populi et à la vox anaiki, voici les photos :

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Photos & Guirlande Bricol'Boy (je précise : ni l'un ni l'autre ne sont à vendre)


Composée de petits moules à gâteaux vietnamiens, en tôle toute fine ornée de motifs astrologiques (coq, lapin, chien...), marque Tohu Bohu, achetés pour trois fois rien dans une vente pour Aides, (une bonne action quoi !), simplement collés (tu parles, c'est pas moi qui l'ai fait) sur une guirlande de Noël vierge et nue. Maintenir à l'aide de pinces à linge pendant 24h avant d'admirer le résultat. N'allumez que quand il y a des invités.

Ca peut sembler bizarre, mais oui, j'ai une cheminée dans la cuisine. Malheureusement, elle n'est pas opérationnelle et est trop petite pour y faire rôtir un sanglier (ce qui serait bien pratique quand j'ai une blogueuse à dîner, évidemment). En revanche, c'est très pratique pour y poser la machine à café et la yaourtière.

Toutes ces émotions avec Anaik et Brad m'ont épuisée. Sans parler de la séance photo de la guirlande. Je vais donc me mettre de ce pas au lit avec un bon bouquin, malheureusement pas L'Etre et le Néant, ni le Traité de la ponctuation française (43 pages sur le point virgule, ça en impose grave). Je vais donc encore prendre un truc de cuisine, mais plus intello, Le Goût de la Cuisine de Véronique Braun, (plus connue sous le nom de Madame Arts Culinaires), c'est comme si on papotait avec un chef, et il y en a une belle brochette (Passédat, Barbot bien sûr, Bras, mais le fils, ....). Et regarder la cheminée de notre chambre en même temps, en me disant qu'il lui manque une guirlande une peau d'ours blanc mollement étalée devant.

Et pour ceux qui sont là depuis le début, cette guirlande est déjà apparue sur ce blog, juste ici, mais dans notre ancien appart'.

Et c'est ce jour-là que Bricol'Boy fut baptisé Bricol'Boy sur ce blog...

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17 octobre 2006

Et un, et deux, et trois nouveaux bouquins de ma main !

Il pleut des livres chez les blogueuses ! Quel mois d'octobre !
Après le beau livre de nos ravissantes souricettes, que j'ai moi aussi dévoré comme beaucoup d'entre vous, et après les délicieux ouvrages de Marie-Laure, à mon tour d'annoncer la naissance de mes trois derniers petits livres...

couv_p_tes    couv_brunchs  couv_choco                                    


Pascale et Laurent vous avaient montré en avant-première la couverture de celui sur le chocolat, à savoir Show Chocolat mais il est suivi de deux autres : Pasta Party spécial pâtes mais à l'italienne, et Brunchs branchés, que des recettes simples pour le petit déjeuner.

Si vous les avez entre les mains, vous verrez que vous  connaissez certains dédicataires... à qui je dois beaucoup.

Nous ne sommes pas censés dévoiler nos secrets de fabrication, mais sachez que :

  • Pour Show Chocolat -qui a faillit s'appeler Chocolat Show, entre nous, mais on a pas résisté à l'hommage à Annie Cordy-, j'ai pris 2 kg, et ce livre m'a proprement terrorisée.
    Il fallait passer après le Larousse du Chocolat, autrement dit, mission impossible. Et puis passer après Felder aussi. Et puis Mercotte, queen of ganache. Que de stress et d'angoisse de la page blanche. Il doit y avoir 2000 erreurs techniques dans ce bouquin, mais ne m'en tenez pas rigueur, je ne suis pas confiseur, pralinière, pâtissière.
    Tout ce que je peux dire c'est qu'on a dû TOUT goûter, et parfois, recommencer.
    Alors j'ai opté pour un mélange de classiques que l'on aime avoir à portée de main (un brownie, des cookies mais fait avec du fromage frais, une bonne ganache...), des recettes spéciales enfants (un atelier pour faire ses mikados, des kits kats maison salissants à souhait ) et quelques délires assez sympas : un cake chocolat-vin rouge bien pratique pour finir un fond de bouteille, un moelleux chocolat et poivron rouge pour les blasés, une glace inavouable à base de crème Mont Blanc, un fondant cuit à la cocotte-minute et un gâteau à base de crème fraîche, pour changer du gâteau au yaourt.
    Le pire étant les recettes au chocolat blanc, que j'ai faite avec du Galak, parce que tout le monde n'a pas de la couverture ivoire de chez Valrhona... Mais il y a un petit gâteau tout con chocolat blanc-orange, avec une rondelle d'orange posée au fond, qui est très chic.
    Vous comprenez pourquoi il n'y a pas de recette de chocolat sur ce blog ? Pas bon pour le trafic ça, mais franchement, je crois que j'en ai trop mangé !
  • Pour les brunchs, branchés selon mon éditrice adorée, comme c'est le repas que je préfère, c'est allé tout seul-enfin, il m'a causé moins de nuits blanches que le chocolat. Pour la petite histoire, j'aime bien les oeufs brouillés à la vanille et à la ciboulette -nés d'une erreur de bouteille d'épices- un jour où j'étais peu réveillée. Les erreurs sont parfois salutaires (et gourmandes).
    Vous y trouverez aussi le confit de griottes déjà posté ici, parfait pour le matin.
    Et aussi : des truffes de chèvre au raisin, de la pina colada pour enfants, du pain perdu à la cardamome, un cake au mascarpone et au café, du pétillant à la grenade, des sandwiches de pomme verte au miel et au romarin...
    Pour les passionnés de brunchs, j'animerai d'ailleurs un atelier à ce sujet à la Cuisine fraîch'attitude le 23 novembre.

  • Pour la pasta party j'avais de quoi faire une encyclopédie, vu que nous adorons ça et que nous en mangeons au moins 3 fois par semaine (qui a dit que ça fait grossir) ?
    Il n'a fallu en retenir que 30, c'était terrible. Et choisir un parti pris : pâtes, nouilles, udon, où s'arrêtent les frontières ? Ce fut très vite tranché : résolument italien ! Mais une unique recette qui fait exception, de spaetzle (aux oignons rouges, lardons et cumin). J'ai adoré apprendre que spaetzle, c'était "petit oiseau" et que ces pâtes étaient en forme de zizi... Décidément les zizis de gorge d'Anaïk nous  ont tous marqués !
    Vous y trouverez : des farfalle au citron, pignons et speck (slurp), des pâtes à la Trévise et au cacao (j'adoooore), des linguine artichauts-roquette-morbier...et évidemment un bon pastasotto puisque ce message a eu une longue postérité ! Sans oublier le burrosalvia qui remonte le moral !

Au passage, j'ai crée un message "ce sont elles qui en parlent le mieux" où sont repertoriées les recettes de mes livres testées par vos soins sur vos blogs. Désolée si j'en ai oublié, merci de me faire signe pour que je rajoute !

Depuis mars 2004 -date de sortie de mon premier bouquin- j'ai compté : j'ai écrit plus de 240 recettes.
Je suis épuisée. Et un peu vidée. Voire même légèrement écoeurée (trop de chocolat) !

Je crois que je vais beaucoup lire pour rattraper le temps passé tous les soirs à écrire et à tester...
Allez, il me reste quelques inédits de ces livres qui ont été coupés du chemin de fer par manque de place, ils seront je crois heureux de trouver leur place sur ce blog, ne vous inquiétez pas !

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13 octobre 2006

La grenade, épisode 2 : filet mignon doublement grenadé

Après la tête, l'estomac...

Pendant longtemps j'ai juste épluché les grenades puis dévoré leurs graines, comme du pop corn light et végétal.Estelle m'a ouvert une porte avec sa recette de salade de grenade à la fleur d'oranger et ma vie a changé : quand c'est bon simple et cru, j'hésiterai presque à le cuisiner, quel dommage !

Presser une grenade est salissant mais son jus acidulé et transparent est particulièrement savoureux et ravissant (avis aux fabricants de vernis à ongles et de lipgloss, c'est exactement ce genre de couleur dont je rêve...):

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Un presse-agrume suffit, il faut juste y aller doucement sinon les particules blanches dégagent de l'amertume. Exit le presse-agrume électrique qui va trop vite, la grenade est un fruit qui mérite qu'on s'y attarde, à tous les sens du terme. Longue à éplucher, longue à presser, mais longue à savourer !

A MARINER
Mais tout seul et cuit, le jus de grenade simplement pressé m'a souvent déçue. J'ai eu l'idée de le combiner avec ce génial et merveilleux produit que tous les fans d'acidulés connaissent, la mélasse de grenade, grande amie de la cuisine libanaise.

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Donc, la recette : prendre un filet mignon de porc. L'enduire d'une cuillère à soupe de mélasse de grenade. Arroser du jus d'une demi-grenade. Couvrir et laisser mariner 1/2 journée.

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Les photos de viande, c'est vraiment jamais beau...Avant/après...

Faire rôtir doucement en cocotte -de fonte bien sûr-, avec une échalote finement émincée et en réservant la marinade, l'ajouter à la fin (soit après au minimum 30 mn de cuisson, en retournant fréquemment la bête) et faire réduire jusqu'à consistance caramélo-sirupeuse.
Servir avec du boulghour mélangé aux graines de l'autre moitié de grenade.

Le filet mignon est de la sorte recouvert d'une fine croûte caramélisée et acidulée, d'une couleur rouge assez ravissante, sombre et digne d'un peintre italien. A vous de choisir si c'est Titien ou Carpaccio, mais c'est très seyant.

Pour des astuces magiques pour peler une grenade, rendez-vous chez JP, bien sûr, et pour faire sa grenadine, ne ratez pas le message d'Estelle.

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11 octobre 2006

La veille où Grenade fut prise, à sa belle un guerrier disait...(la grenade, épisode 1/2)

Grenade est à ma connaissance la seule ville qui ait le nom d'un fruit. Si Florence, selon Sartre, est la ville-fleur, Grenade est pour moi la ville-fruit, riche, rouge, juteuse et enivrante.

Elle a longtemps fait partie de ces villes mythiques de mon imaginaire à cause de son nom qui évoquait pêle-mêle des lions de pierre, des mosquées, des chants arabo-andalous, Le Fou d'Elsa, la reine Isabelle...

J'ai passé deux bonnes années à étudier Aragon et le premier vers du Fou d'Elsam'a longtemps hantée :

La veille où Grenade fut prise, à sa belle un guerrier disait...


Si on était sur Langue sauce piquante, je vous laisserai là en vous demandant où est la faute, mais je ne bosse pas au Monde.
Aragon lui-même donne la réponse dans la préface (elles sont toujours délicieusement titrées et très intéressantes, celle là se nomme "Tout a commencé par une faute de français") : il faudrait dire simplement "la veille du jour où Grenade fut prise...".

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Une ville qui a le talent magique de rendre poétique les fautes de français ne peut donc être que belle et son fruit délicieux. Mais ma mythologie personnelle a souffert le jour où j'ai compris que c'était le fruit qui avait donné son nom à la ville et pas l'inverse !

Depuis, j'ai une fâcheuse tendance à manger les grenades avec ma tête, puisque celle que l'on surnomme en provencal "miougrano" (mille graines) est -tenez-vous bien :  symbole de fertilité de la Vierge Marie (pourtant, il me semble bien que Jésus était fils unique ?), symbole  d'amour et de prospérité, voire même symbole de charité, c'est par excellence le fruit peace&love, et franchement la poire a vraiment l'air poire à côté (elle symbolise quoi, la pauvrette, einh ?)

Bref, ses 840 arilles  ont l'air d'avoir chacune une symbolique différente, c'est un fruit compliqué, cultivé,voire un peu précieux, qu'on retrouve chez Shakespeare -celui qui trouve dans quelle oeuvre gagne un cadeau surprise !-, sur de nombreux tableaux et natures mortes...

Finalement, on peut se demander si ce n'est pas une grenade qu'Eve a tendu à Adam. Ca ne serait pas étonnant, puisque pomegranate c'est quand même une sorte de pomme. Le temps perdu à l'éplucher et à la peler a dû jouer un tour à ce pauvre Adam.C'est que le malheureux ne connaissait pas les trucs de JP !

Au rayon des produits dérivés de ce fruit symbolique, petite sélection de mon placard personnel :

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Grenade fraîche, mélasse de grenade, graines de grenade séchées

Autant j'aime, j'adule la mélasse de grenade (Rabb er’remane en libanais,   robb-e anar en persan), acidulée-sucrée-sirupeuse, autant les graines séchées, utilisées surtout en cuisine indienne...buark buark...sont très amères, le tégument blanc-jaune les entourant ayant été séché avec. A céder, à qui veut, un sachet de graines de grenade séchées, état neuf, très peu servi.

A venir donc, une recette à base de grenade et de mélasse de grenade. Parce que les symboles ne nourrissent pas toujours les hommes... mais parce que parfois, ne parler que de nourriture quand on fait la cuisine, et pas de ce qu'elle représente, enlève trop de chose au goût et au plaisir !

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03 octobre 2006

Cinq choses à manger avant de mourir

Comme d'hab', trois trains de retard, alors que l'innénarable Jacqueline m'y a convié il y a plus d'un mois... Au moins, ça m'a laissé le temps d'y réfléchir, le plus dur a été d'en éliminer de la liste.

- Des beignets d'anémone de mer

Je n'en ai mangé qu'une fois dans ma vie et j'en ai encore le parfum de la bouche : une nuage iodé et croustillant, aussi délicat qu'un tempura d'écume de mer.

ANEMONE1

Futur beignet (qui l'ignore)
Source : www.biotop.be

J'avais 5 ans, nous étions en Sicile et avec ma grande soeur, nous nous étions fait piquer douloureusement par ces charmantes bébêtes planquées dans un rocher. Ni une ni deux, la mamma a relevé ses jupes, est allé attraper ces bêtes, et après les avoir fait dégorger au vinaigre, nous les a servi au dîner.
J'ai eu beaucoup moins mal après et j'ai envisagé ensuite sous un autre angle ce qui pouvait ou non se manger. L'été suivant, j'attrapais les crevettes à main nue et m'empressais de les décapiter et de les croquer crues. Déjà j'anticipais la mode du sushi (au grand dam de ma mère).

- De la mousse au chocolat faite par mon amie Iana
Elle a beau dire qu'elle n'y met que des oeufs, du chocolat et un peu de beurre, je ne la crois pas, ou alors cette fille est une fée (j'ai d'autres indices en ce sens). Depuis qu'elle est à Londres, elle me manque (Iana, bien sûr, et un peu sa mousse au chocolat aussi...)

- Un pigeonneau préparé comme aux Ambassadeurs
La meilleure viande jamais mangée de ma vie, tendre, fondante. Certes, c'est de la viande étoilée, de luxe, la réponse est snob, mais j'assume. Vraiment, doux et fondant, avec un goût fin, et pas un os. J'ai eu en le mangeant une pensée pour le cuistot qui devait désosser 20 pigeonneaux dans la journée. Et je me suis dis que finalement, travailler en cuisine, c'était pas fait pour moi.

- Des tomates anciennes de chez Joël Thiébault

Ce n'est pas un mystère, j'aime les légumes, j'aime les légumes de Joël, mais tomates ou carottes, j'ai hésité. Je vous ai trop parlé de carottes, alors pour changer voici quelques tomates (j'espère que ça fera plaisir à Estelle).


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- Des sushis faits par mon fiancé

Vous savez quoi ? Il fait très bien la cuisine, et en plus, les trucs compliqués pour lesquels je n'ai pas de patience. Un jour, j'ai eu des sushis pour ma fête. Le riz était parfait et le roulottage du maki admirable. Et les assiettes sur lequel c'était servi étaient mon cadeau.

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Conclusion, ceci est un vulgaire appel du pied pour qu'il m'en refasse (tous les moyens sont bons).

J’ai donc posé la même question à Bricol’Boy qui en premier m’a répondu : “Du caviar, mais à la louche, pour savoir ce que ça fait d’avoir cette quantité là qui croque dans la bouche.” Bon, je vais y penser, si je gagne au Loto, ou voir ma banquière comme Anaïk.

Et ce n'était pas au menu, mais tant pis, j'ajouterai ma réponse à la dernière question du questionnaire de Proust, "Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous qu'il vous dise ?" : "Entre, la cuisine est toute équipée !"

Posté par esterelle à 11:09 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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