21 novembre 2005
La meilleure mozzarella de Paris -quoique, la burrata est aussi fantastique !
Je devrais garder l'adresse pour moi. En fait, je la garde précieusement depuis 3 ans. Elle m'a sauvé des dizaines de fois : buffets italiens, pâtes fraîches, délicieuses charcuteries... ou envie folle de parler italien avec la sympathique jeune fille aux yeux verts qui la tient.
Je l'aime tellement, cette boutique italienne magique, que mon nouveau boulot se trouve juste à côté et que maintenant, je suis "forcée" de passer devant 4 fois par jour : 4 fois tentée d'y aller. Je me retiens, je n'y vais qu'une fois par semaine.
Bon, j'arrête de vous faire lanterner et je vous raconte...
Cette "cooperativa" a plusieurs boutiques dans Paris et a réellement la top of the top des mozzarella di buffala. Livrée le mardi et le samedi, en direct du Latium, son accent est inoubliable.
Elle est énorme, avec une croute plus dense, sous laquelle se cache un velours blanc bien crémeux et soigneusement filé.
Dans cette boutique des merveilles, quelques raretés aussi : tout,
absolument tout, vient direct d'un petit bled à 60 km au Sud de Rome,
par camion 2 fois par semaine.
De la très bonne huile d'olive bio
à prix raisonnable, des mélanges de légumes secs à cuire vite fait à la
cocotte-minute, et aussi un renversant pesto di salvia qui
vous réveille parfaitement des escalopes ou de simples courgettes
sautées. J'ai un pot pas encore ouvert qui me fait de l'oeil dans le
placard, qui attend que Virgile soit sevré pour que je puisse en manger
: la sauge, tout comme la menthe, ayant pour propriété de tarir la
lactation. <si ça continue, je pourrais écrire un gros billet
sur ce qu'il faut manger ou non quand on allaite. il y a vraiment de
quoi dire !>
Pour les fromages, là encore, des raretés d'une fraîcheur incroyable : rotella (mozza roulée avec de la roquette et du jambon, délicieux comme plat principal avec une salade) et surtout, surtout, la démoniaque burrata, inventée par un vicieux du produit laitier.
Imaginez : vous coupez votre boule de mozza sur votre belle planche à
découper, et elle ruisselle de crème fraîche!!!!!! Non non, pas du petit-lait, de la crème, vous avez bien lu : c'est de la mozza tartinée de crème, puis roulée et "refermée" à l'identique.
Un peu le Brillat-Savarin de la mozza, niveau matières grasses, mais complètement slurpissime, la dernière boule a fini sur un beau lit de roquette, tomates confites, olives, vinaigre balsamique blanc (j'insiste). On a pas pris de dessert, je vous rassure.
Enfin, on y déniche aussi de bonnes pâtes fraîches, des gnocchetti di patate très tendres, des orrechiette fraîches à déguster avec des brocolis et des amandes, et des merveilleuses troffie : promis, la semaine prochaine, je vous livre une recette pour les accomoder, ces jolies pâtes ligures.
Il est d'encore meilleur ton de commander directement en italien, si
vous maîtrisez la langue ou si vous souhaitez vous excercer.
Si
vous voulez en savoir plus sur la Sicile, allez à la boutique de la
Madeleine, le beau brun qui la tient est très bavard sur sa région
d'origine !
Cooperativa Lateria Cisternina
Mon adresse : 48 rue du Faubourg Poissonière - 75010 Paris - Métro : Grands Boulevards, Poissonière.
Aussi : rue Godot de Mauroy 75009 Paris - Métro : Madeleine
( 3 autres adresses dans Paris, une rue Geoffroy St Hilaire notamment)
<Dans les prochains épisodes de Desperate WorkingMom: une recette avec des pâtes achetées à la latteria donc, une adresse pour des feuilles de curry fraîches avec une recette black is black, un bouquin extraordinaire, à haute teneur en légumes et en frissons. Et peut-être un concours ?>
09 novembre 2005
Le temps de tuer un âne à coup de figues
C'est à peu près le temps qu'il m'aura fallu pour écrire cet article.
[Virgile est en effet un joyeux bambin de 4 mois maintenant mais qui ne s'endort pas avant très tard le soir -genre minuit ou une heure du matin. Heures de la soirée où d'habitude je bloguais, où êtes-vous passées ? Dans les yeux rieurs de mon petit garçon... qui ne reviendront pas. Entre un blog et une tétée, le choix est vite fait, d'où la désertion pitoyable.]
Bon, tout cela n'a qu'un temps, aussi vous livre-je aujourd'hui quelques recettes qui ont émaillé la saison des figues. J'en ai vu encore quelques-unes rue Cadet, qui sait ? Vous aurez peut-être le temps d'en profiter.
Trois recettouilles :
Une délicieuse flammenküche du Sud : pâte mi feuilletée aux petits-suisses et à la farine complète, tartinée de fromage de chèvre frais écrasé avec des herbes et de l'huile d'olive, recouverte de rondelles de figues bien mûres, un tour de moulin à poivre, un filet d'huile d'olive, 20 à 25 mn à four chaud, le bonheur.
Ce que j'aime dans le blog, par rapport aux bouquins, c'est que je peux me permettre de mettre juste le principe, l'idée de la recette, pas besoin de la détailler, elle peut de la sorte vivre plus sa vie dans votre cuisine, ou imaginairement dans votre bouche.
Un poulet aux deux figues, pas mauvais : blancs de poulet marinés au bouquet de figues, sautés avec des échalotes, puis des morceaux de figues fraîches et sèches. Un sacré goût de brouet médiéval quand même.
Enfin, j'ai plagié (ENCORE) Mercotte et PH en remixant le célèbre gâteau à l'huile d'olive et aux framboises. J'ai remplacé les framboises par des morceaux de figue, une pointe de muscade et quelques grains d'anis. C'était très bon, mais quand même, un peu trop gras à mon goût. Je le referai en supprimant le beurre et en ne conservant que l'huile d'olive, cela devrait suffire.
Enfin, au rayon bibliographique, un exquis ouvrage à vous recommander :La Figuede François-Régis Gaudry (éditions Aubanel). Drôle, sensible, avec de jolies idées recettes.
Il mentionne notamment un caviar de figues d'Alain Passard, une idée fort excitante, que j'ai retrouvée sur son site.
Si quelqu'un la fait/goûter...ça m'intéresse.
Sinon, c'est une bonne raison pour espérer le retour de la saison des figues l'année prochaine.
<bientôt sur ce blog, l'adresse de la meilleure mozzarella de Paris>
04 novembre 2005
Pâte à tarte kantyapudbeurre
Et oui, que faire quand on a plus de beurre pour faire une bonne pâte à tarte maison ?
Faire une quiche sans pâte est une solution (il suffit de rajouter un peu de farine à l'appareil) ou utiliser de l'huile pardi !
Cette pâte à tarte peut vous dépanner si :
- y'a plus de beurre ou de margarine au frigo (OK, pour ma part, il n'y a jamais de margarine)
- on a pas sorti le beurre à temps et il est dur comme de la pierre, et en plus il faut que ce soit prêt dans trois minutes quarante neuf,
- on culpabilise quant aux matières grasses animales etc etc,
- on a envie de parfumer sa pâte avec de l'huile d'olive ou toute autre huile parfumée,
- on en a marre de toujours faire la même chose,
- y'a un pot de fromage blanc qui périme demain, faut bien l'utiliser !
Pour être honnête, cette recette de pâte sans beurre est extraite d'un pilier de base de ma bibliothèque culinaire, "Basic Cooking : cuisinez entre copains" 
En effet, j'ai longtemps eu le complexe de me considérer comme nulle en pâtisserie, parce que je n'ai pas envie de réaliser des prouesses lenotresque ou hermétienne. J'aime les manger, mais pour les desserts à faire soi-même, je préfère le tout simple mais ébouriffant (un max d'effet pour peu d'efforts quoi). Bref.
J'avais donc acheté ce livre comme un "basic" -ce qu'il n'est pas du tout. C'est en fait un ouvrage très cosmopolite, avec des idées un peu décoiffantes. Ce sont plus des variations marrantes et originales autour de classiques (clafoutis, tartes, mousses...). Les explications sont très claires, il y a le nombre de calories par plat, et même, des recettes salées (la pâte en question est censé servir pour des chaussons notamment).Les auteurs sont allemands et australiens, ça fait souvent des mélanges rigolos ! Non, pas de recettes de choucroute au surfeur, j'ai bien vérifié !
Bref, ce livre est abondamment taché et m'a parfois suivi en vacances. Et j'y ai puisé cette recette de pâte salée assez bonne (un peu moins que celle aux petits-suisses) mais qui a l'avantage d'être prête en 5 mn et de permettre toutes les variations quant à l'huile utilisée (perso, j'ai utilisé olive ; colza+sésame, sympa aussi).
La semaine prochaine, vous saurez ce que j'ai mis sur cette pâte...
Pâte à tarte kantyapudbeurre
- 300 g de farine
- 150 g de fromage blanc
- 6 cuillères à soupe d'huile (olive, colza...)
- 1 oeuf
- 1/2 c café de sel
- 3 c café de levure chimique
Mélanger la farine, le sel et la levure chimique. Faire un puits, ne pas s'y pencher, et y déposer l'oeuf et le fromage blanc, amalgamer légèrement puis ajouter l'huile d'olive. Mettre au froid 1h avant d'étaler.
31 octobre 2005
Pâte à tarte magique (la Suisse n'est pas neutre)
La tarte salée est l'amie de la ménagère pressée : prête en 10 mn, cuite en 35 mn, permet de mettre plein de légumes dedans, supporte toutes les dérives de notre imagination -et de nos placards. Si la garniture est toujours marrante (bien que j'ai une prédilection pour les variations sur la ricotta) , le fond de pâte est souvent expédié.
Bien sûr, on a souvent notre amie Herta au fond du frigo. Pratique pour les jours de grande bourre, elle a néanmoins une petite acidité qui ne m'a jamais semblée naturelle (à en lire les emballages, je constate qu'il y a toujours du vinaigre dedans, or, qui met du vinaigre dans sa pâte à tarte) ?
Faire la pâte brisée soit-même, j'ai beaucoup donné, surtout en cours d'EMT, pour un résultat sympa, mais ça ne m'amusait guère. La prof d'EMT tenait à la faire à la margarine, je la soupçonne d'avoir dégoûté des dizaines d'élèves de faire la cuisine, et encore plus la pâte à tarte.
Jusqu'à ce que je découvre les merveilleuses variations de pâte grâce au fromage blanc et aux petits-suisses.
Commencons par nos amis suisses, voulez-vous ?
Ma maman mange tous les matins des petits-suisses (sa recette de petit déj = 50% de sucre, 50% de petits-suisses les plus gras possibles. Et elle est longiligne, y'a pas de justice !).
Quand elle vient à Paris, j'en mets dans mon frigo, en essayant de calculer le nombre de petits-suisses pour le nombre de matins où elle sera là. Et quand elle s'en va, parfois, il en reste : et qu'en faire ???
C'est donc munie de 4 malheureux petits-suisses restants que j'ai échoué sur le forum de Super Toinette où l'on me conseillait -ce devait déjà être Mercotte à l'époque- d'en faire une pâte à tarte.
La recette est simplissime : même poids de beurre que de petits suisses, le double en farine. Une pincée de sel. Mou le beurre, bien sûr. Un peu d'huile de coude. Et au froid une heure.
Au résultat, une pâte mi-brisée mi-feuilletée, qui s'étale bien, qui cuit vite, devient croquante et fine. Et on ne la fait pas à Bricol'Boy, ça lui a même fait aimer les tartes salées, dont il n'était pas grand fan.
Les variantes : j'aime beaucoup faire moitié farine blanche moitié farine complète; la variation de gras des petits-suisses est sympa aussi, je préfère la faire avec des demi-écrémés. Enfin, notez que c'est une pâte parfaite pour cuire sur plaque, sur une feuille anti-adhésive, avec un cercle.
Maintenant, quand il y a un pack de petits-suisses au frigo, Bricol'Boy sait que ce n'est pas parce que sa belle-mère vient nous voir pour quelques jour. Mais parce qu'il ne va pas tarder à prendre une tarte (ah ah ah, au figuré bien sûr) .. ou que je vais alimenter le congélo en pâtons pour les jours de dèche !
<prochain épisode, la pâte express à l'huile et au fromage blanc>
28 octobre 2005
Le poids des mots, le choc de pas'd'foto
J'ai plein de messages en mode brouillon qui traînent dans le back-office CanalBloguien : un truc sur des figues, un truc sur la brousse et les biquettes du Rove, encore un autre sur la pâte à tarte aux petits suisses... et je ne me décide à en publier aucun.
Je viens seulement de comprendre pourquoi (ça m'a effleuré vers 4h30 ce matin, pendant que Virgile se faisait son petit médianoche) : ce qui m'emm..., ce sont les photos. J'aime en prendre, et tout est prévu pour illustrer ces articles. Seulement, elles sont déchargées sur mon Mac à la maison, et depuis que j'utilise i-photo... C'est pas ça. J'avoue, je déteste ce logiciel, je n'y suis jamais arrivée à m'y faire, et le soir, je n'ai plus le temps de sélectionner la photo, de l'envoyer par mail et de finir mon message sur l'ordi du bureau, en mangeant mon sandwich ou ma salade (malheureusement, il n'y a pas de Cojean dans le quartier).
Donc, avec votre permission, chers lecteurs, je vais me dispenser quelques temps de mettre des photos sur ce blog.
Après tout, on sait bien que les photos culinaires sont (presque) toujours mensongères, que celles des livres de cuisine sont toujours retouchées, les gâteaux couverts d'huile, les légumes pas assez cuits et les pintades rôties à la bombe. Les photos lorsqu'elles sont belles apportent certes de l'enjolivement aux messages, et les miennes sont prises sur des coins de table, en un clin d'oeil, sans recherche d'effet.
Alors, pour continuer d'écrire, parce qu'il y en a marre de laisser tout ça en jachère, ce blog devient 100% texte ! "Pas d'bras, pas d'chocolat" : pas de photos, mais des recettes quand même.
21 octobre 2005
Minute de courge publicitaire
Je lâche mon tire-lait, mon sac de courses, mes relectures de bouquin et ma vie un peu agitée en ce moment pour vous dire que j'ai commis un nouveau libre livre (c'est la faute de frappe la plus fréquente chez moi, très lacanienne...) au sujet potager qui commence à être de saison !
A savoir, Potirons, courges et autres cucurbitacées. 30 recettes avec des concombres, courgettes, potimarron, potirons et autres, salées, sucrées, en tarte, en tiramisu, en tartine, en soupe, en glace, pour l'été, l'automne, l'hiver, bref ! PAS DE SAISON POUR ETRE COURGE...
Sans la célèbre Miss Lulu et ses potironades de l'automne dernier, on en serait pas là je crois.
Je viens de lire que la sublime Mercotte avait testé mes muffins au potiron et pruneaux, gloire à elle ! Et grand merci...
Frédérique aussi en a parlé...
Bref, Ester est complètement en retard pour faire sa propre pub', c'est le comble pour une fille qui fait de la com'.
Certaines recettes de ce livre sont dispos sur le blog :
- L'epeautrezotto au potimarron cuit à la cocotte-minute,
- La soupe japonaise à la kabocha
Allez, très très bientôt, un billet sur la figue. Juste quand la saison se termine, tsss tsss... Ca servira pour l'année prochaine.
03 septembre 2005
L'été en pente douce
Cet été a été un été très spécial (3 fois été en moins de 60 signes, je fais fort).
Qu'ai-je fait, appris et découvert depuis le 21 juin ?
- qu'un petit garçon formidable, tout vif et tout mignon, pouvait vous apprendre beaucoup de choses à chaque instant ... le reste est du domaine privé mais waouh !!!! quelle expérience !!!
- que je pouvais arrêter de courir tout le temps pour me consacrer uniquement à ceux que j'aimais,
- que les seins, c'était comme les trains éléctriques, c'est fait pour les bébés, mais c'est les papas qui jouent avec ;-)))
- qu'on pouvait écrire un livre sur les soufflés en plein mois d'août, et pire encore, les manger !
- qu'on peut corriger les épreuves d'un nouveau bouquin sur les courges en revenant de la maternité, et que ce jour-là justement il y en a un qui eu la gentille idée de dormir pendant 2h,
- qu'on peut très bien faire le dîner du soir en 15 mn chrono, le temps d'un bain de Bébé...
- qu'on peut devenir une choco-maniaque après la tétée de 4h du matin,
- qu'on peut prendre un cours de cuisine fantastique à domicile (cadeau d'anniv merveilleux du non moins adorable Bricol'Boy) avec une fille formidable, Marie Chemorin, qui m'a montré qu'il fallait cuisiner avec son coeur et ses sens et moins avec sa tête,
- d'ailleurs, j'y pense, je n'ai pas bu pour mes 30 ans en juillet (eh oui, je vous l'avais caché...)... mais je boirai pour sûr pour mes 31 ans !
- qu'il y avait plein de nouveaux blogs de cuisine et que j'avais vécu sur Mars pendant deux mois,
- que les lecteurs/trices de ce blog étaient géniaux et patients à mon égard, notamment Mercotte dont la réponse au questionnaire "Souvenirs d'enfance" est en brouillon depuis un mois,
- que ce blog a eu exactement un an le 16 août et que je l'avais oublié. Je me souviens bien de cette après-midi d'août dans un bureau désert, le téléphone n'avait pas sonné de la journée, pour la seule fois de l'année ... La meilleure chose que ça m'ait apporté, c'est de tisser par mail quelques liens deci-delà, cahin-caha, avec des filles très chouettes que je n'aurais pas eu la chance de rencontrer ailleurs que dans le virtuel.
Bref, cet été, le plus beau et le plus intense de ma vie, j'ai arrêté d'essayer d'être une fille parfaite.
Donnez-moi quelques jours pour relire vos blogs, découvrir les petits nouveaux, essayer de convaincre Virgile de dormir un peu plus tôt, partir en vacances dans le Sud, et je reviens sur ces pages, plus Ester que jamais.
Comme dirait Zazie -pas la chanteuse- : "J'ai vieilli".
Et c'est plutôt bien je trouve.
04 août 2005
Questionnaire culinaire
Petite note préalable : je viens de retrouver au fin fond de mes
posts ce message que je n'avais pas fini. J'ai bien ri en voyant que
j'étais en train d'écrire et de répondre à ce sympathique questionnaire
le 21 juin vers 23h, histoire de tromper l'attente entre deux
contractions... Ca m'avait vraiment bien détendue au point de
l'oublier, toutes mes excuses à celles qui me l'ont envoyé.
Je l'ai complété mais je le laisse "dans son jus" d'il y a un mois et demi maintenant...
Est-ce la saison des examens ? L'approche de l'été ? Toujours est-il que voici revenue la saison des questionnaires.
Transmis par l'adorable Mercotte, j’ai retardé le moment d’y répondre, mais me revoici, me revoilà.
Merci au site Delicious Day de l’avoir initié.
Quel est votre premier souvenir de cuisine tout(e) seul(e) comme un(e)grand(e) ?
Une
tarte aux pommes, avec ma grand-mère paternelle. J'avais 5 ans.
Ensuite, vraiment toute seule, une pâte à choux colossalement ratée, je
devais avoir 10 ans. Mais la cuisine m'a toujours obsédée, il paraît
qu'en vacances je demandais toujours où l'on allait manger le soir, de
peur qu'on ne trouve pas de restau à mon goût !
Qui a le plus influencé votre facon de cuisiner ?
Mon
père et la marraine de ma sœur (qui se nomme Jacqueline). Papa m'a
appris à faire le marché, et sait cuisiner le poisson et les légumes
comme personne : sa salade de calamars tièdes aux pommes de terre est à
tomber par terre ! Poisson et légumes sont d'ailleurs mes deux "penchants naturels" de
prédilection.
Jacqueline, plus pour les gâteaux, notamment sa
parfaite recette de gâteau au chocolat moelleux-fondant parfait et
inratable (dont ma mère dit qu'il est "qualité pâtissier"). Elle est
tellement merveilleuse que je l'ai reprise dans Cuisine de fête chic et
pas chère ! La recette est merveilleuse, Jacqueline aussi, d'ailleurs
c'est aussi la reine des plats mijotés à la cocotte en fonte : j'adore
sa daube, sa blanquette...
Avez-vous une vieille photo comme "preuve" d'une exposition précoce au monde culinaire, et voudriez-vous la partager ?
Je
n'ai pas retrouvé de photos de cette époque, mais j'ai trouvé un
terrible document que je me suis empressée de photographier : un
superbe ouvrage à compte d'auteur, réalisé quand
j'avais 9 ans, lors des "ateliers cuisine" de l'époque :
Vous admirerez la couverture « home made » remarquable, ainsi que la reliure tricotée qui a résisté à l’usure du temps. Sans oublier les dessins qui vous montrent à quel point je dessine mal… Ca ne s'est pas amélioré !
Dedans, des recettes follement orginales : gâteau au yaourt, gâteau marbré, salade de fruits, fruits déguisés, "truffes créoles" (je me souviens, y'avait du rhum dedans, hips!) et les formidables madeleines.
En relisant la recette, je retrouve un "interdit" que je ne m'explique pas : "pas de parfum liquide, sinon la pâte ne gonflera pas".
Ah bon ???? Je n'ai pourtant jamais eu aucun souci à ce niveau-là.
Encore une légende culinaire !
Avez-vous des phobies culinaires, ou un plat qui vous donne des sueurs froides rien que d'y penser ?
- La purée rose, succès des années 70 et de ma mère, c'est vraiment un de mes pires souvenirs culinaires. J'ai maudit l'inventeur de cette fiche-recette de Modes et Travaux ou la copine qui avait osé la lui donner ! C'était une purée (Mousline of course), additionnée de purée de betteraves, relevée d'une vinaigrette très moutardée et vinaigrée, et bien poivrée. Et ... le tout servi froid, car c'était une entrée.
Ne soyez pas étonnés que je déteste les betteraves après ça !!!
- Le pâté de foie : sa seule odeur me fait lever de table. J'suis snob, je mange du foie gras, mais le pâté, charcutier, Hénaff ou même rillettes Ducasse, ça me fait absolument verdir.
- La langue : par principe, je ne mange JAMAIS quelque chose qui a été dans la bouche de quelqu’un d’autre…
- Les fromages bleus : c’est intellectuel, mais il me suffit de penser qu’il y a du moisi dedans…
Et bien d'autres choses sont mentionnées dans encore un autre vieux message...
Parmi les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez-vous le plus et lequel est le plus souvent delaissé ?
J’utilise
: le zesteur, au point de partir avec en vacances ; les maryses,
petites spatules en plastique souple, absolument magiques ; une feuille
de cuisson en silicone (pareil, glissée aussi dans les valises).
J’utilise
pas : une râpe à gingembre en porcelaine, qui ressemble à un
gratte-ail, achetée chez Résonances. Elle râpe juste les doigts et n’a
jamais réussi à faire quoi que ce soit avec un morceau de gingembre. Je
continue donc à râper le gingembre avec ma râpe à parmesan, y’a pas
mieux.
<Post scriptum : je viens de voir que Requia avait acheté la même, zut, je la plains...>
Citez des combinaisons d'aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment - vous, et probablement personne d'autre !
Un grand hit de mon enfance : les coquillettes chaudes, dans une
assiette creuse, arrosées de lait glacé, et bien salées. Un peu comme
vous mangez des céréales d’habitude ! En cas de déprime… j’ai dû encore
en manger il y a deux ou trois ans, j’aime toujours ça.
La vache-qui-rit va aussi trop bien avec la coriandre fraîche, dans une pita au grille-pain.
Mais
bon, je connais une gourmette (pas le bracelet, le féminin de gourmet
quoi !) capable de manger de la pizza froide en buvant du earl grey en
guise de petit-déjeuner... Je ne dénonce pas, j'informe !
Quels sont les trois aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre ?
- Les pâtes
- La rhubarbe
- Le thon cru
Voir aussi un de mes vieux messages sur mes 10 saveurs préférées.
Y a-t-il une question à laquelle vous auriez aime répondre mais qui ne figure pas ici ? Si oui, ajoutez-la ici
Quelle est la meilleure chose que vous ayez goûté dans votre vie ?
Pour ma part, un pigeonneau farci au foie gras et aux olives servi aux Ambassadeurs, en janvier 2005.
Jamais mangé de viande aussi tendre ni savoureuse. A faire renoncer un végétarien convaincu !
Quelle est votre plat de prédilection à commander au resto pour savoir si celui-ci est bon ?
Le cabillaud rôti, purée de pommes de terre à l’huile d’olive
Trois questions rapides :
- Votre parfum de crème glacée / sorbet préféré :
Lait d’amandes / sorbet rhubarbe
- Vous ne mangerez probablement jamais... :
Il ne faut jamais dire jamais ! De peur que l'on m'en serve...
- Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais :
En salé, l’osso bucco et la cocotte de légumes nouveaux.
En sucré, la glace miel-gingembre-romarin et le gâteau au chocolat de Jacqueline.
25 juillet 2005
Yaourts maison au lait de soja, compote d'abricots vanille-basilic
Le résultat des premiers tests au soja !!! Et...l'arrêt rapide de l'utilisation "de remplacement" du lait par des dérivés de soja.
Première expérience :
Il est en effet très facile de faire les yaourts au soja dans une yaourtière Seb.
C'est
exactement pareil que pour faire des yaourts au lait de vache ! Il faut
donc un pot de yaourt au lait de soja (j'avais pris un Sojade), un
litre de lait de soja (en l'occurence j'ai testé Bjorg), et ... c'est
tout.
Mélanger, touiller, ratatouiller soigneusement, verser dans
des pots, allumer la yaourtière, laisser faire et mettre les couvercles
le lendemain matin, et surtout, faire refroidir au frigo.
Résultat : des yaourts fermes et onctueux, meilleurs encore que les originaux.
Mes commentaires :
- Le yaourt au soja maison est aussi bon voire
meilleur que ceux du commerce. Surtout, économiquement, c'est vraiment
plus rentable : 90 centimes d'euros les 2 pots de Sojade, 2 euros le
litre de lait de soja qui vous permet d'en faire 8. Donc, 2 euros 45
les 8 pots, j'y go.
-
Pour plus de sécurité, je les ai fait "incuber" 2 fois : cela permet
d'être sûre qu'ils seront fermes au final. C'est aussi ce que je fais
l'hiver quand il fait très froid, pour être sûre que les yaourts
"prennent" bien. Il s'agit en fait, après un premier cycle de chauffage
de la yaourtière, d'en enclencher un deuxième. Le reste se fait comme
d'habitude.
-
Le problème du yaourt soja est, à mes yeux, son manque d'acidité.
Finalement, c'est l'acidité que j'aime tant dans le yaourt nature ! Au
moins, maintenant je sais POURQUOI je les apprécie. Et j'avais au frigo
une compote d'abricots à la vanille et au basilic qui, mélangée au
yaourt, lui apportait la touche d'acidité recherchée.
Et voilà mon petit-déjeuner de cette semaine :
Deuxième expérience : la compote d'abricots
était vraiment trop bonne pour ne pas vous en parler. Les abricots, c'est un amour fou, le top de
l'été, et je vais encore faire d'autres recettes d'ici la fin de leur
saison trop délicieuse.
Avec des abricots soldés de la fin du samedi
après-midi, une compotée rapide et facile, avec mon obsession du
basilic dans les fruits (après les fraises...l'abricot).
Compote d'abricots à la vanille et au basilic
1 kg d'abricots très mûrs
75 g de fructose (ou 150 g de sucre)
1 belle gousse de vanille
10 feuilles de basilic à grandes feuilles
Laver les abricots. Les dénoyauter.
Dans une grande sauteuse
anti-adhésive (j'ai utilisé mon wok anti-adhésif, c'était parfait),
déposer les abricots, le fructose et la vanille (soit que les graines
grattées, la gousse vous servant à faire du sucre vanillé ; soit
graines grattées et gousse que vous enleverez au moment de servir).
Laisser cuire à feu vif environ 10 mn pour que les abricots rendent leur eau le plus possible.
Réduire
ensuite le feu au minimum et laisser compoter en écoutant les "ploc
ploc ploc" jusqu'à obtention de la consistance de votre choix (pour
moi, c'est très réduit, donc cela a cuit 1h environ).
Rincer rapidement le basilic, le ciseler.
L'ajouter à la compote, laisser chauffer 1 mn pour qu'il infuse sans cuire.
Laisser
refroidir et mettre au froid, car cette compote est encore meilleure le
lendemain...et les jours qui suivent, vanille et basilic continuant à
diffuser leurs parfums dans les abricots confits.
Troisième expérience : les lecteurs de ce blog sont
vraiment formidables, et voilà pourquoi je vais finalement consommer
avec une grande modération mes dérivés de soja.
En effet, un de vos commentaires m'a mis la puce à l'oreille, à propos des effets hormonaux du soja. Un petit tour sur le site de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et voilà :
"
Une précaution importante apparait donc d’éviter chez la femme
enceinte et allaitante une consommation élevée d’isoflavones,
notamment sous la forme de complémemts alimentaires. De meme, la
consommation de produits à base de soja chez le nourrisson
(préparations à base de protéines de soja, puis préparations
de suite) et l’enfant en bas age (tonyus, yaourts au soja) est à éviter."
Il apparaît, à la lecture de ce rapport complet que les apports en phyto-oestrogènes du soja
peuvent causer des cancers, notamment des testicules/du sein, surtout
lorsqu'on y expose des enfants de moins de 3 ans. La dose à ne pas
dépasser est de 1mg d'iso-flavones par kg de poids (en l'occurence, je
compte le mien ou celui de Junior ?).
Dans le doute, je vais me limiter à un yaourt au lait de soja par jour, le temps de finir ma production ; vous inciter à lire le très intéressant rapport de l'AFFSA. concernant les apports de soja dans la nourriture occidentale ; et ensuite, aller acheter du lait de riz, du lait d'avoine pour continuer mes expériences, et refaire de la compote d'abricots à manger...toute seule !
Ah, quand même : depuis 4 jours, Virgile a beaucoup moins de coliques. Maturation du système ? Hasard ? Je ne saurais jamais.
Merci à tous de vos bonnes astuces pour apaiser les bébés à l'estomac en rodage !
19 juillet 2005
Adieu lait, crème, yaourts...
Comme évoqué dans le message précédent, le Jeune Homme souffre de coliques du nourrisson : petits cris, rouge tomate, air désespéré après la tétée, cris et chouinements.
En plus de la Calmosine, des massages du bedon, des ballades collés-serrés, des portages sur la main (merci de ce commentaire fort utile), il m'a été conseillé d'arrêter de consommer des
produits laitiers de vache, bicauz les protéines de lait de vache (PLV,
ça ne veut donc pas dire que "publicité sur le lieu de vente", einh)
peuvent passer dans le lait maternel et causer quelques soucis
digestifs au nourrisson.
Il n'est pas dit que son souci vienne de
là, mais puisque je me transforme moi-même en aliment pour lui, ça ne
me coûte rien d'essayer. L'allaitement, finalement, c'est le stade ultime de la cuisine, quelque part... (ouh la, je manque de sommeil moi, on dirait une brève de comptoir).
Néanmoins c'est avec effroi que j'ai avisé
le contenu de mon frigo : fini la tarte salée à la ricotta (un de mes
plats préférés... on en mange au moins une fois par semaine...), fini
le yaourt maison du maison... fini la compote avec une touche de
fromage blanc...fini la crème liquide, dans les quiches, gratins et
clafoutis...fini le verre de lait écrémé glacé que je pouvais boire en
plein milieu de la nuit...
Je suis donc allée faire un tour chez
Naturalia, revenue chargée de lait de soja, crème dessert au soja,
yaourt au soja, crème liquide au soja. Plein de trucs au soja, pour résumer, parce que du lait d'amandes, j'en ai déjà (ça fait une glace du feu de Dieu), et que les trucs au chèvre, je peux, mais à petites doses...
Ca va m'en faire des tests, je
vais pouvoir vous faire un banc d'essai comparatif !
Néanmoins, il
y a quelque chose que je connais bien dont j'ai fait le plein, et voici un prétexte tout trouvé
pour en consommer, le beurre d'amandes et de noisettes qui a déjà
remplacé mon tartinage du matin !
N'empêche, là j'ai faim, et je me demande bien quoi manger.
Tiens, et si j'essayais de fabriquer des yaourts de soja avec ma yaourtière ? (histoire de rigoler, c'est quand même un des messages les plus lus de ce blog, comme quoi faire ses yaourts soi-même n'est pas un truc de baba cools !)
Rendez-vous donc
dans deux semaines pour vous dire si cela a été efficace (pour les coliques et la fabrication des yaourts) et pour vous
dire si j'ai aimé le lait de soja et tous ses dérivés...




