ESTER'S KITCHEN

Que se passe-t-il dans ma cuisine ?

08 janvier 2007

Beurre Bordier au sel fumé et cristaux de sel fumé gallois d'Anglesey

Bientôt, avec la loi anti-tabac, je  ne pourrais même pas parler de quelque chose de "fumé" sans me faire censurer (comme le disait un lecteur de Télérama : "les enfants ne vont plus pouvoir chanter j'ai du bon tabac"). J'en profite donc pour faire coup double aujourd'hui, en parlant de beurré au sel (soit-disant fumé) et de sel (vraiment uniquement fumé)...

Bordier, encore et toujours

Dans ce message préhistorique (bon sang, deux ans déjà) je vous narrais mon émerveillement face au beurre de ce bon Monsieur Bordier de Saint Malo. Depuis, j'en ai toujours...et même, au congél, des cubes de beurre aux algues pile-poil la bonne taille pour mettre sur un filet de poisson ou pour faire sauter des Saint Jacques des pétoncles (je suis à découvert).

Maintenant, le succès aidant, j'en trouve de plus en plus souvent chez les bons crémiers parisiens (dommage, j'aime beaucoup aller à Saint-Malo... Stéphane, si tu nous faisais une petite vidéo du malaxage du beurre chez Bordier, ce serait supercalifragilistic pour moi).
A la lecture de mon Régal préféré , mon sang ne fit qu'un tour, en même temps que mon taux de choléstérol : un petit dernier annoncé chez Bordier, du "beurre au sel fumé".
Il me le fallait, il me le fallait,j'en discutais par mail avec Patrick qui lui, le veinard ! en avait gouté avant moi... cela virait à l'obsession, et je finis par en dénicher.
Cérémonial : baguette parfaite et fraîche, de l'eau pure à côté de moi, un tartineur ad hoc... Recueillement... Tartinage... Dégustation et... cris. D'incompréhension.

Il faut appeler les choses par leur nom...

"C'est quoaaaaaaa, ce beurre au curry ??????????"
Ce beurre-là (très bon au demeurant) n'a pas le goût du sel fumé.
Bordier a utilisé le sel Viking de chez Terre Exotique (marque que j'aime bien au demeurant, cf mon vieux message sur le sel, ma collection s'est agrandie depuis). Et en tournant le paquet, je constate : beurre, sel fumé Viking (sel fumé, curry, oignons). Zut.

Le plus drôle était que la veille, j'étais passée trop vite chez Bruno, comme nombre de blogueuses, partageant leur enthousisame pour le bon choix d'épices, la rareté de certaines, les emballages bien pensés, les prix doux et le conseil adorable. Et j'avais emporté (entre autres merveilles) du sel "uniquement" fumé. Qui lui, n'a que le bon goût du fumé... fin, fort, raffiné et  minéral.Récolté près de l'île d'Anglesey au Pays de Galles, ce sel est fumé au-dessus de copeaux de bois de chêne.

Pour me remettre de ma déception, vite, j'ai cuisiné un ...

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VELOUTE D'ENDIVES AU SEL FUME D'ANGLESEY
Pour 2
2 endives
2 pommes de terre
2 bols de lait frais entier de préférence
Bouillon de volaille ou végétal
1 noisette de beurre
Seul fumé d'Anglesey de Chez Bruno

Peler les pommes de terre, les couper en tout petits cubes. Emincer les endives (rondelles ou bâtonnets, à votre guise).
Faire fondre doucement le beurre dans une sauteuse, y faire nacrer les légumes puis ajouter le lait et un peu de bouillon (1/2 cube si vous êtes adeptes, une belle louche si c'est du fait maison). Couvir et laisser cuire 20 à 30 mn (tout est question de la variété des pommes de terre). Mixer, poivrer, si nécessaire ajouter de la crème liquide et/ou du bouillon selon la consistance que vous aimez.
Verser dans de jolis bols et parsemer de sel fumé à ce moment-là : voir les cristaux s'évaporer dans les volutes de la soupe fait partie du plaisir mystérieux de la dégustation du sel fumé.

Incroyable, avec cette recette, j'ai même repris d'un plat contenant des endives...

En conclusion (pas de fumé sans feu...)

Allez acheter du sel fumé chez Bruno et régalez-vous, mangez du bon beurre Bordier et régalez-vous, mais sachez que vous ne mangez pas la même chose, malgré une appelation identique !

Monsieur Bordier, s'il vous plaît, envisagez juste de modifier votre étiquette, un simple et direct "Beurre Viking" sera le bienvenu, et je serais réconcilée....

Surtout que ce beurre s'est ensuite révélé un délice sur des pommes de terre écrasées (oui, de la purée quoi), et que la belle Clotilde s'en régale, notamment dans des shortbreads.

Et pour le sel fumé, puisqu'il vous en reste, vous trouverez une splendide recette de carpaccio de St Jacques au caviar et sel fumé (mazette) chez le meilleur spécialiste du poisson sur le web, à savoir Patrick !


Beurre Bordier au sel Viking fumé
En vente dans les bonnes crémeries et à Saint-Malo (9 rue de l'Orme 35400 Saint-Malo, pour ceux qui veulent écrire ou y aller), de par chez moi vous le trouverez aux Papilles Gourmandes, 26 rue des Martyrs 75009 Paris.

L'épicerie de Bruno (l'épicier en vogue chez les blogueuses, mais à quel juste titre !)
30 rue Tiquetonne
75001 Paris
http://www.lepiceriedebruno.com/
Sel fumé d'Anglesey, 2.5 euros le petit pot

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15 décembre 2006

Que faire avec de l'huile d'amandons de pruneaux ? la saga des légumes-racines snobs continue !

Il y a fort longtemps, deux ans maintenant, je m'étais lancé dans le très drôle Google Wish.
Il s'agit de regarder dans les requêtes des internautes qui sont arrivés sur votre site et de sélectionner ce qui vous semble...le plus drôle, le plus sympa, le plus éloigné de votre sujet, et de finalement lui consacrer un message, pour que le prochain qui fasse la même requête dans Google et qui tombe sur votre blog soit finalement satisfait. C'est mon côté "baguette magique", n'oublions pas que j'ai (quand même) un prénom de fée (ce dont il est permis de douter quand mon pied heurte une chaise vers 5h du matin).
Devant l'ampleur de la tâche, j'ai vite abandonné, à l'époque on était une vingtaine de blogs de cuisine, jouer était encore relativement confidentiel...

Trève de méméisation, si je m'amusais à exaucer des voeux virtuels il fut un temps, et bien l'histoire inverse commence à m'arriver : les lecteurs de mon blog se mettent à exercer mes voeux.

Hop, je dis que je veux aller manger chez Barbot, Bricol'Boy lit un commentaire et plaf ! exaucée.
Dans le compte-rendu de ce dîner, je m'extasie sur l'utilisation éventuelle d'huile d'amandons de pruneaux et plaaaaaf ???
Exaucée, le fabricant de cette merveille me propose d'aller au SIAL en chercher...
(j'ai appris depuis qu'il n'y avait absolument pas cette huile dans le yaourt dégusté ce soir là. Mes papilles m'ont trahie mais m'en fous, c'était booooooooooooon).

Je ne parle sur ce blog que de produits que j'achète sur mes propres deniers, et je ne veux pas être lapidée pour avoir accepté un cadeau... En l'occurence, calmez-vous : l'objet du désir a la contenance d'un mini-pot de confiture d'hôtel, pas de quoi pavoiser. Mais quel goût, cette huile...  quel goût ! Comment dire ?
J'ai déjà dans ma cuisine de l'huile de noyaux d'abricots. Je trouve qu'elle est meilleure sur ma peau que dans ma cuisine, elle est sans relief et de peu d'intérêt. L'huile d'amandons de pruneaux a le goût exact de l'amandon d'abricot frais, celui qui consommé en excès peut vous étendre raide. Produit délicieux mais avec le frisson du danger, tous ceux qui ont aimé casser les noyaux d'abricots pour y dénicher de quoi finir le repas sur une délicieuse note douce et crémeuse me comprendront...

En discutant avec les fabricants, j'ai appris que cette huile était unique au monde, fabriquée après séchage de prunilles (ce qui deviendra pruneau d'Agen)... et que pour les coquettes, vous pouvez la retrouver dans certains produits Weleda (il y en a dans la crème à l'amande chouchoutte de Cléa) et Sisley (euh, beaucoup plus chers, certainement biens, mais je manque de tests). Donc, pruneaux séchés, puis dénoyautés, le noyau ensuite cassé pour recueillir l'amandon, qui devient huile... cela fait penser à la fabrication de la mythique huile d'argan.

Attention, pas la peine de goûter vos crèmes de beauté pour avoir une idée du goût en attendant d'en trouver !

Mais pour vous en parler ici, à part dire "ahhh, j'aime le goût de l'amande d'abricot, si vous faites partie du club, essayez l'huile d'amandons de pruneaux, c'est d'un chiiiiic" (ce qui est sans grande valeur ajoutée et aurait fini de vous convaincre que je ne suis qu'une food pétasse...), il fallait que je trouve une recette qui la mette en valeur.

Et le plus simple est le mieux finalement, elle révèla son plein potentiel sur de simples topinambours cuits à la vapeur, un peu de fleur de sel, un tour de moulin à poivre, et son arôme, waouh, une seul cuillère à café pour deux suffit ! Du vrai Maxwell qualité pire...

La série des légumes-racines-kislapète continue donc...

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Ecrasée de topinambours à l'huile d'amandons de pruneaux
Pour 2
500 g de topinambours
1 cuillère à café d'huile d'amandons de pruneaux
Poivre moulu
Fleur de sel de Guérande
Quelques noisettes pour la déco

Brosser soigneusement les topinambours, les faire cuire à la vapeur. Les peler tièdes et les écraser à la fourchette. Ajouter l'huile d'amandons de pruneaux, émulsionner. Assaisonner, disposer dans les assiettes à l'aide d'un cercle, décorer de noisettes fraîchement ouvertes.  Mmmhhh...

Alors, chic et snob, c'est pas une recette de fête ça ? 


Huile d'amandons de pruneaux, Perles de Gascogne en vente en épiceries fines, Lafayette Gourmet...
Environ 12 euros les 75 cl : parfait cadeau de Noël pour gourmets !
Tout savoir sur ce produit : http://www.plumoil.com

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11 octobre 2006

La veille où Grenade fut prise, à sa belle un guerrier disait...(la grenade, épisode 1/2)

Grenade est à ma connaissance la seule ville qui ait le nom d'un fruit. Si Florence, selon Sartre, est la ville-fleur, Grenade est pour moi la ville-fruit, riche, rouge, juteuse et enivrante.

Elle a longtemps fait partie de ces villes mythiques de mon imaginaire à cause de son nom qui évoquait pêle-mêle des lions de pierre, des mosquées, des chants arabo-andalous, Le Fou d'Elsa, la reine Isabelle...

J'ai passé deux bonnes années à étudier Aragon et le premier vers du Fou d'Elsam'a longtemps hantée :

La veille où Grenade fut prise, à sa belle un guerrier disait...


Si on était sur Langue sauce piquante, je vous laisserai là en vous demandant où est la faute, mais je ne bosse pas au Monde.
Aragon lui-même donne la réponse dans la préface (elles sont toujours délicieusement titrées et très intéressantes, celle là se nomme "Tout a commencé par une faute de français") : il faudrait dire simplement "la veille du jour où Grenade fut prise...".

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Une ville qui a le talent magique de rendre poétique les fautes de français ne peut donc être que belle et son fruit délicieux. Mais ma mythologie personnelle a souffert le jour où j'ai compris que c'était le fruit qui avait donné son nom à la ville et pas l'inverse !

Depuis, j'ai une fâcheuse tendance à manger les grenades avec ma tête, puisque celle que l'on surnomme en provencal "miougrano" (mille graines) est -tenez-vous bien :  symbole de fertilité de la Vierge Marie (pourtant, il me semble bien que Jésus était fils unique ?), symbole  d'amour et de prospérité, voire même symbole de charité, c'est par excellence le fruit peace&love, et franchement la poire a vraiment l'air poire à côté (elle symbolise quoi, la pauvrette, einh ?)

Bref, ses 840 arilles  ont l'air d'avoir chacune une symbolique différente, c'est un fruit compliqué, cultivé,voire un peu précieux, qu'on retrouve chez Shakespeare -celui qui trouve dans quelle oeuvre gagne un cadeau surprise !-, sur de nombreux tableaux et natures mortes...

Finalement, on peut se demander si ce n'est pas une grenade qu'Eve a tendu à Adam. Ca ne serait pas étonnant, puisque pomegranate c'est quand même une sorte de pomme. Le temps perdu à l'éplucher et à la peler a dû jouer un tour à ce pauvre Adam.C'est que le malheureux ne connaissait pas les trucs de JP !

Au rayon des produits dérivés de ce fruit symbolique, petite sélection de mon placard personnel :

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Grenade fraîche, mélasse de grenade, graines de grenade séchées

Autant j'aime, j'adule la mélasse de grenade (Rabb er’remane en libanais,   robb-e anar en persan), acidulée-sucrée-sirupeuse, autant les graines séchées, utilisées surtout en cuisine indienne...buark buark...sont très amères, le tégument blanc-jaune les entourant ayant été séché avec. A céder, à qui veut, un sachet de graines de grenade séchées, état neuf, très peu servi.

A venir donc, une recette à base de grenade et de mélasse de grenade. Parce que les symboles ne nourrissent pas toujours les hommes... mais parce que parfois, ne parler que de nourriture quand on fait la cuisine, et pas de ce qu'elle représente, enlève trop de chose au goût et au plaisir !

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11 avril 2006

Cheese cake français...vu par les Japonais, et coming-out spécial fruits et légumes

Au boulot, il nous arrive des choses bizarres parfois, et même, des choses que l'on doit manger.

La semaine dernière, un diététicien a été interviewé par la télévision japonaise, à propos du citron.
Fort gentillement, l'équipe lui avait ramené le must du chic pâtissier à Tokyo en ce moment : des cheese cake au camembert !!!!!

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C'est ravissant, en effet, et moi je n'aime pas le camembert (j'ai fait la tarte endives-camembert pour me convaincre d'aimer deux trucs dont je ne raffole pas, c'est vous dire).
Bricol'Boy -que je vais bientôt resurnommer PeintureMan vu les travaux qu'il effectue en ce moment- n'en a pas eu envie ce soir, après pourtant un roboratif dîner à base de gnocchi sautés aux graines germées (OK, Requia les fait pousser, moi je les prends toutes prêtes dans mon panier Campanier, et alors, c'est pareil bon pour la santé).

J'ai de la chance, ce garçon mange des graines germées et adore ça, parfois même il mange du tofu. Mais pas d'inquiétude, il y a de temps à autre de l'osso bucco et de la charcuterie ! Surtout, le pauvre doit manger les tests de tous les bouquins. Et en ce moment, on mange très souvent italien et très souvent chocolaté, vous avez trouvé de quoi parleront les nouveaux Librio...

Au dire des collègues (masculins) qui s'y sont risqués : ça a le goût d'un cheese cake industriel et puis après, après... y'a un vieux goût de calendos qui se ramène... et qui persiste longtemps, longtemps, longtemps dans la bouche...tiens passe-moi la brosse à dents !

Pour ceux que ça tente, le spécimen est encore disponible sur simple demande circonstanciée.J'assure un envoi ou une remise en mains propres rapides sur Paris, mais j'exige un culino-test en échange !

Ce que je préfère quand même, c'est le sublime logo avec la Tour Eiffel, on ne peut plus French Touch.

Pascale, cette recette ne figure pas dans ton livre, mais on sait pourquoi, c'est que dans le tien, tous les cheese cakes sont bons !!!

PS : ayant fini sa période d'essai depuis peu, l'auteur de ces lignes  vous informe qu'elle a réussi à concilier ses passions (la cuisine et le web) en travaillant pour APRIFEL, l'Agence pour l'Information sur les Fruits et Légumes, dont Claire (Miss Sens Du Goût) a parlé récemment, tout comme Déborah. Ayant déjà fait appel à plusieurs blogueuses pour participer à certaines de nos publications et de nos travaux (et je peux vous dire que ça va continuer), vous ne serez plus surpris de certains essais culinaires très végétaux ! Et bientôt, un grand événement.... Soyez prêts, affutez les épluchoirs !

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09 novembre 2005

Le temps de tuer un âne à coup de figues

C'est à peu près le temps qu'il m'aura fallu pour écrire cet article.

[Virgile est en effet un joyeux bambin de 4 mois maintenant mais qui ne s'endort pas avant très tard le soir -genre minuit ou une heure du matin.  Heures de la soirée où d'habitude je bloguais, où êtes-vous passées ? Dans les yeux rieurs de mon petit garçon... qui ne reviendront pas. Entre un blog et une tétée, le choix est vite fait, d'où la désertion pitoyable.]

Bon, tout cela n'a qu'un temps, aussi vous livre-je aujourd'hui quelques recettes qui ont émaillé la saison des figues. J'en ai vu encore quelques-unes rue Cadet, qui sait ? Vous aurez peut-être le temps d'en profiter.

Trois recettouilles :

Une délicieuse flammenküche du Sud : pâte mi feuilletée aux petits-suisses et à la farine complète, tartinée de fromage de chèvre frais écrasé avec des herbes et de l'huile d'olive, recouverte de rondelles de figues bien mûres, un tour de moulin à poivre, un filet d'huile d'olive, 20 à 25 mn à four chaud, le bonheur.

Ce que j'aime dans le blog, par rapport aux bouquins, c'est que je peux me permettre de mettre juste le principe, l'idée de la recette, pas besoin de la détailler, elle peut de la sorte vivre plus sa vie dans votre cuisine, ou imaginairement dans votre bouche.

Un poulet aux deux figues, pas mauvais : blancs de poulet marinés au bouquet de figues, sautés avec des échalotes, puis des morceaux de figues fraîches et sèches. Un sacré goût de brouet médiéval quand même.

Enfin, j'ai plagié (ENCORE) Mercotte et PH en remixant le célèbre gâteau à l'huile d'olive et aux framboises. J'ai remplacé les framboises par des morceaux de figue, une pointe de muscade et quelques grains d'anis. C'était très bon, mais quand même, un peu trop gras à mon goût. Je le referai en supprimant le beurre et en ne conservant que l'huile d'olive, cela devrait suffire.

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Enfin, au rayon bibliographique, un exquis ouvrage à vous recommander :La Figuede François-Régis Gaudry (éditions Aubanel). Drôle, sensible, avec de jolies idées recettes.

Il mentionne notamment un caviar de figues d'Alain Passard, une idée fort excitante, que j'ai retrouvée sur son site.

Si quelqu'un la fait/goûter...ça m'intéresse.


Sinon, c'est une bonne raison pour espérer le retour de la saison des figues l'année prochaine.

<bientôt sur ce blog, l'adresse de la meilleure mozzarella de Paris>

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21 mai 2005

Ca ne manque pas de sel...

   

J'ai toujours cru que le sel venait de la mer.

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant l'existence de mine de sel donc du fait que le sel ne sortait pas uniquement de la mer !!! Dire qu'en plus, mon père est géologue...

Déjà, toute maison qui se respecte doit avoir au moins 2 genres de sel : du sel fin pour la table, du gros sel pour saler l'eau des pâtes, pour faire du pain... Et une maison encore plus respectable a en plus de la fleur de sel, pour varier les plaisirs, faire croquer les tartines, faire crisser les légumes.

D'où une collection impressionnante de fleur de sel en tout genre : Ré, Noirmoutiers, Guérande... J'en ai acheté partout où je passais. Une amie qui est rétoise ne manque pas de régulièrement cultiver mon péché mignon !

En ce moment, j'utilise, outre ma fleur de sel de Noirmoutiers (Fanny, faut que tu ailles à l'Ile de Ré !), du sel rose de l'Himalaya, très fashion avec sa jolie petite cuillère. Mais ce n'est pas de la fleur de sel, c'est du sel fin. Absolument ravissant dans une salière transparente, un petit pot sur la table.

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OK, pour le reconnaître en boutique, le plus simple est que je vous montre le pot, j'imagine :
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Mais il y a aussi les sels parfumés, et je ne peux que recommander ceux de Terre Exotique. Je devrais réfléchir à prendre des actions chez eux, parce que nombre de leurs produits sont dans ma cuisine, et j'en ai été ravie.

Le premier que j'ai goûté et utilisé est la fleur de sel à la vanille, offerte par mon grand frère (vous savez ? le gars qui porte les paniers de cerise comme personne...). Une excellente découverte : parfaite pour les gâteaux et la blanquette.

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Pour les gâteaux, vous savez tous qu'un peu de sel enlève l'acreté de la levure à la pâte ; et pour les plats salés, un peu de sucre relève souvent leur saveur. Donc, cookies et cakes sont sublimés avec cette petite touche vanillée. Quant au veau, jettez un oeil sur la variante de la blanquette, vous comprendrez tout de suite le pourquoi de l'accord.

Essayez et vous m'en reparlerez.

J'ai aussi de la fleur de sel au citron, absolument délicieuse avec le poisson, mais aussi en touche sur des légumes sautés. Initialement achetée pour le géologue sus-nommé (grand spécialiste du poisson, total respect au niveau des produits de la mer, c'est lui l'expert), j'ai fini par y goûter.

Bilan : j'en ai un pot chez moi, et le géologue a eu un sachet amputé du tiers de son contenu (tu parles d'un cadeau). Mais il l'a utilisé sur des queues de lottes roties, c'était l'extase (et en plus, c'était un vendredi, pourtant du poisson bon comme ça c'est vraiment un péché).

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Ces merveilles sont en vente au Lafayette Maison, à l'épicerie du sous-sol, à prix élevé bien sûr, mais justifié car elles sont si concentrées que vous en utiliserez que peu.

Mais vous les trouverez en sachet de 250g chez G.Detou : 6,6 euros pour le sel au citron, de quoi faire bien des heureux !

Quant au sel "Pink Panther" de l'Himalaya, il se trouve en épiceries fines et magasins bio.
Et qu'on ne me parle pas de régime sans sel... quoique, j'ai oublié de dire que j'utilise aussi du gomasio... Bon, je réserve ça pour un autre message !

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17 mai 2005

Il est revenu, le temps des cerises

 

Ce n'est pas un appel à la Révolution, un hommage à la Commune ou une incitation  à voter oui ou non pour le Référendum sur la Constitution Européenne (je dirais juste : allez voter).

C'est juste le constat d'un week-end en Provence : nous avons pu manger les premières cerises cueillies sur l'arbre. Elles étaient d'une brillance incroyable, on aurait dit qu'elles étaient en cire tant elles étincelaient au soleil :

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Au passage, les mains sont celles de mon grand frère, très heureux de se voir citer ici je pense :-))
Pas de recettes, pas d'artifice : laissez-les juste un peu refroidir à l'ombre, passez sous un jet d'eau fraîche, croquez, crachez.

Il n'est pas interdit de faire des batailles de noyau ni de se les mettre en boucles d'oreille.

Pas de merles moqueurs à l'horizon mais des moustiques à la pelle, si gros qu'ils étaient presque immatriculés, comme on dit de par chez moi.

Allez, regardez la photo, puis fermez les yeux, faites un voeu : vous venez de manger vos premières cerises du printemps.

PS : joyeux anniversaire Fanny, puisque tu es réputée être arrivée en même temps que les premières cerises, cela permet de penser à toi à chaque fois que nous dégustons les toutes premières.

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06 mars 2005

Un fruit qui porte bien son nom, le ugli.

Chéri m'a ramené du marchand de légumes un agrume inconnu pour tous deux.
Rond, un peu cabossé, vert teinté de jaune, assez lourd, d'une taille entre l'orange et le pamplemousse.


Heureusement, grâce à l'étiquette, nous apprîmes qu'il s'agissait d'un ugli, nom fort ingénieux car faut bien le dire... c'est pas très beau :


Son site officiel -très classe, un fruit avec son propre site web!- nous a donc informé qu'il était originaire de Jamaïque.
En terme de marketing, c'est exceptionnel, un fruit avec une baseline : "The Affliction is only Skin Deep so the Beauty is in the Eating "

A l'intérieur, c'est tout de suite plus joli : orange pâle, contrastant avec le vert.


Ouf ! Ce qu'il fait à l'intérieur ne se voit pas à l'extérieur !

Il serait un hybride de tangerine, d'orange et de pomelo. J'en ai trouvé la mention dans le dernier numéro de Elle à Table. Son avantage : il se pèle plus que facilement et permet de réaliser de superbes quartiers de fruits, des suprêmes brillants comme de petits morceaux d'ambre.

Au goût, c'est doux, sucré, une note principalement d'orange, avec quelques accents plus musclés de pamplemousse. Assez juteux. Nous l'avons mangé en dessert, tout simplement ; mais il semble parfait à accomoder pour toutes vos recettes habituelles de pamplemousse ou d'orange.

Un agrume pop dans ses couleurs, rasta dans ses origines, swingant dans ses saveurs : à essayer par curiosité si vous en croisez.

NB : Pour les Parisiens, un arrivage d'uglis a été signalée ce matin en bas de la rue des Martyrs, juste à l'arrière de l'église Notre-Dame-de-Lorette !

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30 octobre 2004

Beurre d'amandes

Une amie m'avait parlé avec délices de son petit déjeuner : une tartine de beurre d'amandes bio, sans sucre ajouté...

Grande fan d'amandes douces, cela m'avait tout de suite intriguée et elle y a pensé en m'invitant à petit-déjeuner (je m'y suis régalé d'ailleurs, et puisqu'elle lit parfois ce blog, qu'elle y voit un hommage à sa salade de bananes au citron vert).

J'ai foncé au Naturalia de la rue de Lévis pour ne pas le nommer et j'ai découvert un rayon merveilleux (inexistant dans celui que je fréquente habituellement) regoregeant de beurre de sésame (le fameu tahin ou tahini qu'on utilise pour le houmous), de noix, de noisettes, avec sucre, sans sucre... J'aurais bien tout acheté mais je me suis limitée à ces deux pots, amande et noisette sans sucre.

C'est absolument délicieux et c'est devenu ma grande drogue matinale.

Il faut bien mélanger car c'est un peu huileux à la surface... c'est le seul inconvénient que je leur ai trouvé.

Applications pratiques de la découverte :
- dans une soupe de chou-fleur, c'était exquis et parfumant ;
- tartinée tous les matins au petit-déjeuner, sur du pain complet grillé, en se disant que c'est riche en oligo-éléments, bons pour ce que j'ai...
- sur des crostinis, pour remplacer le pesto ;
- bricolé avec des herbes et une goutte d'huile d'olive une sauce pour les gnocchis ;
- ajouté dans du chocolat pour lui donner une autre saveur de praliné ;

Je crois que j'ai trouvé la parade au Nutella !

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09 octobre 2004

Les nonnettes bruxelloises

Jusqu'à mercredi, les nonnettes étaient pour moi de délicieux pains d'épices fourrés à la marmelade d'orange ou d'abricots, parfois au miel, dans tous les cas glacés au sucre, fondants et sucrés (en voici une recette).
Acessoirement, c'étaient aussi le petit nom pour les cercles à gâteau individuels.

Jusqu'à ce que je tombe au Hema de la Chaussée d'Ixelles à Bruxelles sur ces drôles de petits biscuits :

Nonnettes nature (sans cornettes)

Ce sont des petites bouchées de pain d'épices croustillant, c'est absolument terrific avec le café, surtout évidemment ceux recouverts de chocolat :

Encore une invention démoniaque : nonnettes recouvertes de 3 chocolats ! 

Après enquête, il s'agit du nom wallon des pepernoten, petits gâteaux préparés à l'occasion de la St Nicolas et distribués par le Saint selon la coutume.

Puisque je ne vais pas me déguiser en St Nicolas et jeter des gâteaux aux passants, je pense qu'ils vont servir en décoration, en petits-fours (il suffit de les coller ensemble avec un peu de ganache), voire me disais-je, pour un tiramisu adapté. Affaire à suivre, à condition que je ne les dévore pas tous avant.

J'ai ramené quelques autres choses rigolotes de Bruxelles : du golden syrup (merci Pascale), du sucre aromatisé à la cannelle, de la réglisse sous toutes ses formes... et d'autres choses non comestibles.

Pour connaître un pays, il faut le manger.

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